7 avril: Lancement officiel du projet, conduit par Plante et Cité, en collaboration avec 15 autres partenaires.
Télécharger ci dessous le dossier de presse complet.
Les gestionnaires d'espaces verts, publics ou privés, ouverts au public (villes, départements, communautés de communes, structures privées...), appliquent depuis quelques temps déjà de nouveaux modes de gestion dits "écologiques" qui sont de mieux en mieux acceptés, tant du côté des professionnels que du côté du public. Le développement actuel de divers labels, par exemple « HQE® » dans le bâti, pose question face à la nécessité, bien réelle, de faire connaître ces démarches au public, et en particulier les modes de gestion dans les espaces verts. Ainsi, ces labels portent une double exigence : correspondre à de vraies pratiques écologiques et être facilement compréhensibles.
Dans ce contexte, les gestionnaires d’espaces verts souhaitent la mise en place d’un référentiel validé techniquement et scientifiquement leur permettant d’obtenir une « labellisation » après un audit réalisé par un organisme « indépendant ». Dans cette perspective, un groupe de travail composé de neuf collectivités territoriales (Besançon, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Orléans, Paris, Rennes), du gestionnaire privé d’espaces verts ouverts au public « Pierre et Vacances », des associations professionnelles AFDJEVP (Association Française des Directeurs de Jardins et d’Espaces Verts Publics), AITF (Association des Ingénieurs Territoriaux de France), ATTF (Association des Techniciens Territoriaux de France), du CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale), et de la plateforme d’études et d’expérimentations Plante et Cité, s’est constitué en vue de l’élaboration d’un référentiel de gestion écologique partagé devant servir de support à une labellisation d’espaces verts ouverts au public (publics ou privés), gérés en régie ou par des prestataires extérieurs.
Le référentiel devra répondre aux pré–requis suivants :
La démarche engagée vise à répondre à plusieurs objectifs :
Dans cette optique, l’étude devra produire les éléments suivants :
Ce projet est cofinancé dans le cadre de l'axe 7 du plan Ecophyto 2018.
Les boisements peuvent contribuer de manière importante à la biodiversité des agglomérations urbaines, mais l’intégration de ces considérations dans les pratiques de gestion (entretien de la végétation, de la lisière, des bords de chemins…) et de planification urbaine (importance de la surface, de l’isolement, de l’âge du bois…) n’est pas toujours une chose aisée. En effet, les dynamiques de la faune et de la flore de ces milieux sont encore peu connues en contexte urbain et il est alors difficile d’élaborer des préconisations opérationnelles pour pérenniser un bois et maintenir voire favoriser sa biodiversité ou encore pour engager des démarche de restauration.
Une thèse visant à caractériser les effets de l'urbanisation sur la diversité floristique d'espaces boisés a été conduite de 2006 à 2009 à l'Agrocampus Ouest d'Angers.
L’objectif de ce projet est de renforcer les articulations entre ce programme de recherche et les problématiques des gestionnaires de deux manières :
Ce programme doit aboutir à une précision des attentes et des connaissances concernant :
Clémence Gault a été embauchée pour 3 mois (du 2 novembre 2009 au 29 janvier 2010) par Plante & Cité afin de mener une étude sur les bois urbains. Un des objectif de cette étude est de réaliser une synthèse des connaissances, expériences, et attentes des gestionnaires de ces espaces. Une enquête est en cours auprès d’acteurs impliqués dans la gestion d’espaces boisés urbains.
Si vous êtes intéressés par cette enquête, si vous avez des informations ou des initiatives à rapporter, vous pouvez contacter Clémence Gault avant le 19 décembre clemence.gault@plante-et-cite.fr .
Plante & Cité et l’association des Arbusticulteurs s’associent en 2010 pour la mise en place d’un essai visant à tester différentes densités de plantations des arbustes couramment utilisés en espaces verts ainsi que la gestion de l’espace laissé libre avant fermeture du milieu.
En effet, dans un souci d’esthétique (lors de la création de l’espace), la plupart des massifs d’arbustes sont plantés avec des densités plus élevées que celles préconisées pour un bon développement du massif à terme. Hors les recommandations de suppression de quelques plantes au cours du développement sont souvent peu appliquées, entraînant une augmentation des besoins de taille, et donc les volumes de déchets verts. Cependant le choix de planter avec des densités moins élevée ou de supprimer des végétaux de manière progressive conduit à d’autres interrogations : quel schéma de plantation pour quel type d’arbuste ? Comment gérer l’espace laissé libre par les arbustes au début de leur développement ? Quelles associations végétales peut-on préconiser pour amener des massifs arbustifs à « l’équilibre » ? Quel plan de suppression ?...
La finalité de ce programme est de proposer aux gestionnaires d’espaces verts et aux concepteurs un plan de gestion d’un massif d’arbustes pour le mener à l’équilibre : de la plantation (choix des essences, densité de plantation, choix des associations végétales…) à l’entretien régulier lorsque le massif est « stable ».
Dans cette optique, Plante & Cité recherche actuellement des sites d’implantations des essais, en lycées agricoles, espaces verts urbains publics ou privés, afin de conduire cet essai en réseau. Le suivi annuel, assuré par la structure d’accueil, est simple et léger ; un suivi complet tous les deux ans sera effectué par Plante & Cité. La mise en place du protocole est assurée par les Arbusticulteurs et Plante & Cité.
Renseignements auprès de Camille JOUGLET camille.jouglet@plante-et-cite.fr 02.41.72.17.37
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