Comptes-rendus
Cimetière : aménagement et gestion limitant le recours à l'usage des pesticides - 24 mai 2011
La réduction de l'utilisation des pesticides au sein des espaces publics est un des objectifs du Grenelle de l'Environnement, relayé par le plan Ecophyto 2018. Si de nombreuses initiatives allant jusqu'à la suppression de leur utilisation dans les espaces publics, ont vu le jour et ont été couronnées de succès, la problématique d'une gestion sans pesticides des cimetières reste entière ... ou presque car des exemples significatifs témoignent qu'il est possible de ne plus avoir recours aux désherbants.
Les nouvelles pratiques de conception et de gestion qui s'y développent renforcent la place du végétal parfois par touches successives, parfois dans des formes paysagères nouvelles et variées. Nous verrons qu'il est aussi possible de gérer le patrimoine existant dans des cimetières traditionnels par quelques aménagements bien pensés ou en développant un panel de techniques économiquement viables, visant à prévenir le développement de la flore spontanée mais aussi à gérer la flore installée dans le respect de l'environnement.
De l'expérimentation à la réalisation: choix des gammes végétales et biodiversité pour les toitures - 11 juin 2011
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90 professionnels des collectivités, des entreprises (bâtiment, paysage, production) et de la formation se sont retrouvés vendredi 17 juin à l'école Tecomah, à Jouy en Josas pour une journée technique sur le thème des toitures végétalisées. Cette journée a été l'occasion de présenter les résultats des essais de diversification de la gamme végétale pour toitures coordonnés par Plante & Cité et ceux menés par le Critt Arrdhor. Frédéric Madre, doctorant au Muséum National d'Histoire Naturelle a présenté son travail de recherche en cours sur la contribution des toitures végétalisés au développement de la biodiversité en milieu urbain. Ces références scientifiques ont été enrichies par des exemples de réalisations en France et en Suisse présentées par L'Observatoire Départementale de la Biodiversité Urbaine de la Seine Saint Denis, Natureparif, et par une biologiste Suisse de l'Hépia (Haute école du Paysage, d'Ingénierie et d'architecture de Genève). Les échanges se sont poursuivis l'après-midi par la visite d'une toiture sur le site de l'entreprise Vert Déco (78), du site expérimental à l'école Tecomah et par une projection en salle d'exemples de réalisations des adhérents de l'ADIVET.
La place du végétal dans les écoquartiers ; Végétal et Paysage : une nécessité pour un urbanisme durable - Journée technique Plante & Cité - Le 8 octobre 2010
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De la gestion des eaux pluviales à l'intégration paysagère du bâti, en passant par la maitrise des ambiances thermiques et sonores ainsi qu'au maintien des fonctions écologiques et à l'amélioration du cadre de vie, le végétal se décline dans de nombreuses fonctions environnementales et sociales.
L'exploitation de ces fonctions requiert ingénierie et compétences techniques. Ainsi, avec l'appui des services des espaces verts et de paysagistes, les urbanistes cherchent à développer de nouvelles formes et techniques d'aménagements dans des quartiers où ces enjeux ont été établis prioritaires.
Sur le fil de l'innovation, les écoquartiers sont des laboratoires d'expérimentations où la place du végétal est déterminée de manière globale par rapport au bâti, aux formes paysagères mais aussi à la biodiversité.
La durabilité des aménagements qui y sont conçus nécessite également de prendre en compte les contraintes de gestion dès la conception, ce qui justifie l'intérêt d'étudier les techniques mises en œuvre pour une meilleure transposition à d'autres espaces de la ville.
Gestion différenciée, concilier nature et paysage : le Jardin en Mouvement - Journée technique Plante & Cité - Le 11 juin 2010
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A travers la gestion différenciée, la gestion des espaces verts évolue avec le désir de concilier nature et paysage. Les services gestionnaires des collectivités et les paysagistes cherchent à développer des techniques et des aménagements plus respectueux de l'environnement et de la diversité biologique. La définition de moyens, d'objectifs et d'usages, en cohérence avec cette nouvelle approche, sont aussi des composantes de la gestion différenciée. Cela demande l'acquisition de connaissances plus approfondies en écologie, en botanique ou en entomologie, comme l'a souligné Claude Figureau, en introduction. Les gestionnaires s'appuient aussi sur la communication pour sensibiliser le public qui devient partie prenante dans l'entretien de son espace de vie. Rémy Orhon, au travers de son expérience dans plusieurs petites communes, montre bien l'évolution du métier de jardinier. Cette évolution s'accompagne de nouveaux concepts tels que le Jardin en Mouvement, où le jardinier devient acteur, explique Gilles Clément.
Biodiversité en milieu urbain : pratiques, expérimentations sociales et scientifiques - Journée technique Plante & Cité - Le 20 mai 2010
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La journée technique « Biodiversité en milieu urbain, pratiques, expérimentations sociales et scientifiques » s'est organisée le 20 mai 2010 à Montpellier, ville méditerranéenne pionnière en matière de gestion de la biodiversité et de gestion différenciée. Elle s'est déroulée dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité. Le contexte français est celui d'un territoire où l'urbanisation est croissante, avec une moitié de la population vivant en milieu urbain, qui exprime des attentes de plus en plus fortes vis à vis de la nature en ville. Une nature qui apporte du plaisir et des émotions dans un environnement stressant. Ainsi, l'intérêt grandissant des élus pour ces problématiques vient du contexte réglementaire, mais aussi de la pression sociale.
Après avoir fait un point sur les Ateliers Nature en Ville organisés par le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, des expériences en matière de connaissance et de gestion de la biodiversité urbaine ont été présentées par les villes de Montpellier et de Lille. Les travaux de recherche et les partenariats menés par Plante & Cité ont également été présentés. Les débats ont permis des échanges de point de vue entre les intervenants, des chercheurs et la salle.
Les collectivités sont nombreuses à s'engager vers une meilleure connaissance de leurs richesses biologiques et des moyens à mettre en œuvre pour protéger, gérer ou restaurer la biodiversité urbaine. Mais la question de la complexité de l'évaluation des connaissances, de l'impact des actions menées en faveur de la biodiversité, voire même des objectifs qui prévalent à la mise en œuvre d'actions, a été soulignée. L'index de Singapour, récemment créé pour évaluer scientifiquement la biodiversité urbaine est en cours de validation.
La nécessité d'intégrer de nouvelles compétences et d'avoir une approche pluridisciplinaire au sein des services techniques comme dans les programmes de recherche a été actée. La formation du personnel des collectivités sur de nouveaux domaines est apparue une nécessité pour tous. Si l'on veut travailler sur la biodiversité en ville, on ne peut faire abstraction des grandes règles de l'écologie. Il faut ainsi se rappeler que faune et flore sont intimement liées et qu'elles ont besoin d'habitats adaptés pour perdurer et de corridors (trames) pour circuler, d'où l'importance de s'intéresser autant aux espaces qu'aux espèces en s'appuyant sur une approche écologique du paysage. Les discussions ont souligné la difficulté de savoir, dans l'état des connaissances actuelles, si les trames vertes et bleues sont réellement efficaces en tant que corridors écologiques.
A la question « pourquoi s'intéresser à la biodiversité en milieu urbain ? », un certain consensus est ressorti sur le fait que cette approche permet surtout de sensibiliser la population urbaine, celle qui impacte le plus la biodiversité à l'échelle mondiale. Toutes les opérations de communication des villes, les actions de sciences citoyennes sont ainsi utiles pour faire comprendre les enjeux locaux, mais aussi mondiaux.
Végétalisation en conditions limitantes - Journée technique Plante & Cité - Le 9 avril 2010
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La deuxième journée technique organisée par Plante & Cité sur le thème « Végétalisation en conditions agronomiques limitantes », s'est déroulée le 9 avril 2010 à Bordeaux (après Nantes en octobre 2009). Elle a permis d'aborder deux aspects de cette problématique : la gestion des abords de voirie et la végétalisation des plateformes de tramway. L'expérience de Bordeaux est présentée dans cette fiche.
La gestion des abords des voiries nécessite de prendre en considération des contraintes spécifiques : environnement contraignant pour les végétaux, linéaires importants, respect de la lisibilité de la route, sécurité des personnels en charge de l'entretien. A cela s'ajoute, une nouvelle donne, à savoir la réduction de l'utilisation de désherbants chimiques. De nouvelles solutions techniques sont à trouver, avec une palette végétale adaptée à ce milieu et aux changements de pratiques. Pour Bordeaux, la réflexion est menée dans le cadre de l'Agenda 21 de la ville.
Concernant, l'aménagement des plateformes de tramways, la plupart des aménageurs s'orientent vers une solution végétale avec plusieurs arguments en sa faveur : esthétique, écologique, acoustique, économique (comparée à une solution minérale). Mais l'obtention d'un tapis végétal présentant un aspect satisfaisant sur le long terme n'est pas simple, notamment dans un contexte de réduction des coûts d'entretien et de leur impact sur l'environnement. A Bordeaux, le travail a porté d'une part, sur le développement d'une assise béton de la plateforme non continue pour augmenter le volume de substrat disponible et d'autre part, sur des essais de végétalisation avec Zoysia.
Le mélange terre-pierres, une solution technique pour les plantations d'arbres d'alignement - Compte rendu de la journée technique sur le mélange terre-pierres organisée par Plante et Cité le 21 novembre 2008 à Angers
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Le mélange terre-pierres est une technique visant à créer un milieu propice au développement des arbres en milieu urbain. Il permet d'obtenir un substrat composite non compactable après sa mise en œuvre, tout en étant support de croissance et de nutrition du système racinaire. La ville d'Angers dispose d'un recul de 25 ans sur le procédé, ce qui lui permet de présenter des recommandations sur son utilisation et sa mise en œuvre. Claire Atger, bureau d'études Pousse Conseil (34), explique au travers de l'exemple du TCSP de Saint-Quentin en Yvelines, les modalités de développement des racines dans un mélange terre-pierres et dans un sol constitué de terre simple. Marc Staszewski, chargé d'opérations au secteur arboriculture du département, fait part de l'expérience du Val de Marne sur le mélange terre-pierres et sur une autre technique, à savoir la dalle de répartition.