SaveBuxus II : Lutte biologique contre la pyrale du buis (Cydalima perspectalis)

Site expérimental pyrale GIE FPSO
  • Porteur
    Plante & Cité, ASTREDHOR
  • Partenaires du projet
    INRA Avignon, Sumiagro France, GIE Plantes et Fleurs Sud-Ouest. AREXHOR Grand-Est, AREXHOR Seine-Manche, CDHR Centre, Innophyt, Polleniz.
  • Financeurs du projet

    Plante & Cité, Val'hor, AFB (Ecophyto), Sumiagro France

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[ Compte-rendu d'étude ] [ Publié en 2019 ]

Protection Biologique Intégrée et gestion de la flore spontanée
Méthode de lutte et biocontrôle
année de réalisation :
2019
éditeur :
Plante & Cité
Rédacteur(s) :
TABONE Elisabeth, GUERIN Maxime, GUTLEBEN Caroline, DEOGRATIAS Jean-Marc, BRINQUIN Anne-Sophie, MULLER Lucile, VENARD Marine
objectifs :

 

  • Présenter les résultats issus des travaux du programme SaveBuxus II
résumé :

 

Les travaux 2018 ont permis de progresser vers la construction d’une stratégie de gestion de la pyrale du buis :

  • Certaines huiles essentielles ont démontré un effet sur chenilles. Il faut poursuivre les travaux pour continuer d’évaluer leur potentiel en tant que répulsif.
  • La confusion sexuelle n’est pas adaptée pour la gestion de la pyrale du buis, du fait de la biologie de cet insecte, mais aussi des caractéristiques des sites plantés de buis.
  • La stratégie de lâchers des trichogrammes continue d’être évaluée sur le terrain. Ces auxiliaires s’avèrent plus adaptés pour la gestion de buis isolés conduits en topiaire que pour la gestion de bordures de buis.

 

Les travaux 2019 ont permis de progresser vers la construction d’une stratégie de gestion de la pyrale du buis :

  • Les travaux 2019 n’ont pas permis de confirmer que les huiles essentielles évaluées dans le cadre du programme pouvaient perturber l’alimentation des chenilles, ni qu’elles étaient toxiques pour elles. Les travaux sur la perturbation du comportement de ponte ont été plus concluants, avec l’une des huiles essentielles qui a montré un effet répulsif, et la solution à base de buis qui a favorisé la ponte sur fusain du Japon et houx commun. Ces résultats nécessitent cependant d’être confirmés.
  • L’intérêt des trichogrammes est globalement limité (balance coût-bénéfice). Associé à des traitements au Btk, ils n’apportent pas de plus-value.
  • La gamme des solutions pourrait être complétée par le lâcher de prédateurs. Une espèce présente un potentiel intéressant mais les tests doivent se poursuivre en mésocosme et in situ avant de valider définitivement son intérêt.

 

Les travaux 2020 ont permis de progresser vers la construction d’une stratégie de gestion de la pyrale du buis :

  • Les travaux en 2020 n’ont pas permis d’établir que l’huile essentielle de thym avait un pouvoir de répulsion sur la pyrale. Les essais à base d’autres extraits végétaux offrent des résultats intéressants, qui sont cependant à confirmer par des tests complémentaires.
  • Des deux souches de Bt testées, le Btk est la plus efficace. Mais l’utilisation combinée du Btk et du Bta est préférable pour éviter des résistances au Btk. Le champignon Beauveria bassiana pourrait constituer un complément aux traitements Bt.
  • Les larves d’un prédateur POL, se nourrissant des stades œufs de la chenille de la pyrale, offrent un potentiel intéressant. Associées à l’utilisation de Btk, elles pourraient venir compléter la gamme des solutions utilisables.
Pyrale du buis - buis - cydalima perspectalis - gestion - gestion sanitaire - lutte - lutte biologique - parasitoides - pbi - phéromone - substance d'origine naturelle